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Nous avons une foule d’experts qui peuvent répondre aux questions des journalistes et participer à des séances d’information


Le Centre Pearson pour le maintien de la paix (CPMP) bénéficie d’une équipe de personnes qualifiées possédant une grande diversité de connaissances, d’expertises et d’expériences pratiques contribuant à la réputation d’excellence du Centre dans le monde entier. Le personnel cadre du CPMP est disponible pour accorder des entrevues aux médias et des séances d’information à l’intention des journalistes.

  • Soldat de la paix ou guerrier ? Le rôle du Canada a-t-il changé ?
  • Dans l’environnement actuel où les conflits sont plus complexes et les interventions requises sont liées à la sécurité et au développement, on peut facilement présumer qu’il faut choisir entre le rôle de soldat de la paix et celui de guerrier. Toutefois, lorsqu’on étudie le paysage des conflits, le rapport entre la sécurité et le développement donne souvent l’impression que ce ne sera pas simplement l’un ou l’autre, mais qu’il s’agira fort probablement d’un amalgame beaucoup plus complexe de ces deux facteurs. Le mythe voulant que le Canada soit une « nation vouée au maintien de la paix » est toujours bien vivant au sein de la population. Mais en regardant l’histoire de plus près, on constate que le Canada a effectivement engagé ses forces militaires dans des actions de guerre aussi bien que dans des initiatives de maintien de la paix, quand cela s’est avéré nécessaire. Il serait simpliste d’affirmer qu’il s’agit seulement de l’un ou de l’autre : il faut se pencher davantage sur la question pour comprendre le rôle que le Canada peut jouer sur la scène mondiale en raison de sa capacité à intervenir des deux façons.
  • Déclencheurs de conflits
  • On définit depuis toujours le maintien de la paix comme un processus dans le cadre duquel un groupe de militaires légèrement armés s’interposait entre deux parties à un conflit ayant convenu d’un cessez-le-feu, dans le but de maintenir la paix. Maintenant que la guerre froide est chose du passé, les conflits sont gérés de façon très différente, alors que les déclencheurs de conflits sont beaucoup plus liés à des enjeux existant à l’intérieur des États, comme la diversité ethnique, le rôle d’acteurs extérieurs aux États, la disponibilité des ressources telles la nourriture, l’eau et les soins de santé, comme en font clairement état les nouvelles chaque soir. Le paradigme des conflits ayant évolué, nous devons aussi en aborder la gestion différemment, ce qui transforme d’autant les activités appartenant au domaine des opérations de paix.

    ·        Changement du climat et pénuries d’eau – Voilà quelques dures réalités aux conséquences prévisibles.

    ·        Le pétrole plus cher augmente l’intérêt pour les biocarburants, ou « du maïs pour les autos, pas pour les gens ».

    o       Que faire si on fait pousser du maïs pour les autos et pas pour les gens ?

    o       Émeutes alimentaires – Comment un agent de la Police de l’ONU contrôle-t-il une foule de personnes affamées ?

    o       Comment atténuer une augmentation de 400 % du prix des aliments lorsqu’il n’y a pas d’infrastructure économique pour répondre aux besoins de la population ?

    o       Comment pouvons-nous réinventer la gestion des ressources (nourriture, eau, soins de santé et médicaments, services publics, transport) et leur distribution pour contrôler les déclencheurs de conflits ?

    ·        Qu’est-ce qu’une « guerre entre les peuples » et comment cette réalité affecte-t-elle les populations civiles, en particulier les femmes et les enfants ?

  • Enfants soldats
  • Alors que les droits de l’homme et les organismes humanitaires s’efforcent d’empêcher le recrutement des enfants soldats et de réhabiliter les enfants ayant pris part à des conflits, les effets de ce phénomène sont encore très répandus. Si on n’arrive pas à bien les réintégrer dans les environnements postérieurs à un conflit, les enfants demeureront vulnérables et les initiatives politiques visant à faire respecter un accord de paix n’auront pas autant de succès. Ajouté au nombre croissant d’enfants « ensauvagés » par le VIH/sida, à la guerre, aux conflits internes, au trafic d’êtres humains et à l’absence d’infrastructures éducatives, familiales et sociales, l’impact pour les vastes populations d’enfants de ces États fragiles ou défaillants signifie que le recrutement des enfants soldats/enfants combattants continuera probablement à augmenter. La façon d’affronter cette réalité est de plus en plus préoccupante pour les personnes œuvrant dans les univers interreliés de la sécurité et du développement, ainsi que dans l’établissement d’une société civile suite à un conflit.
  • Négociation et médiation
  • Étant donné que les conflits ont considérablement évolué, nous devons repenser la façon dont nous menons les opérations de paix. Peut-être nous faut-il déplacer le paradigme en l’absence de tout gouvernement. L’un des principaux enjeux consiste à déterminer la façon d’arriver à un accord de paix, les personnes qui le négocient autour de la table, le rôle des femmes dans la conclusion des accords de paix, la capacité locale à renforcer l’activité communautaire dans tous ces domaines nécessaires à la réussite de la société civile, l’impact des différents déclencheurs de conflits sur les processus de négociation et(ou) de médiation et la façon dont ils influent sur la sélection des participants à la négociation/médiation de paix, sans oublier le rôle que peuvent jouer les autres mécanismes de règlement des différends dans l’encadrement du dialogue visant à gérer le conflit.

    ·       À qui devons-nous nous adresser pour établir une paix durable ?

    o      Aux insurgés ?

    o      Aux Talibans ?

    o      Aux seigneurs de la guerre ?

    o      Aux fermiers ? Aux producteurs de pavot ?

  • Après la guerre... Comment réintégrer les anciens combattants dans la société ?
  • Quand les anciens combattants sont démobilisés, démilitarisés et doivent être réintégrés, quels programmes de réintégration et mesures d’assistance doivent être appliqués avant le lancement du processus de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR)? S’il n’y a pas de programme économique planifié ou en place, comment cela affecte-t-il la capacité des anciens combattants à bien réintégrer la société civile? Quel impact, positif ou négatif, les processus de « vérité et réconciliation » ont-ils sur le processus de DDR? Quels membres de la collectivité locale doivent participer pour assurer la viabilité et la durabilité des processus de réintégration ?

    Le CPMP croit fondamentalement que l’étape de la réintégration peut faire réussir ou échouer une opération de paix.

  • L’impact des opérations de paix internationales sur la population locale
  • Les opérations de paix jettent les bases du développement futur. Les gens vivant dans une région qui sort d’un conflit doivent composer avec les semences des opérations de paix internationales longtemps après qu’elles aient été plantées. La recherche récente montre que très souvent, la reconstruction des repères culturels comme les marchés, les ponts, les surfaces habitables et les institutions religieuses n’est pas administrée de telle sorte que les membres de la population locale puissent « s’approprier » leur milieu. Il en résulte que l’impact de l’acteur extérieur, peu importe la pureté de ses intentions, dure plus longtemps et peut fréquemment déclencher un autre conflit dans la région. La recherche indique que 50 % des accords de paix échouent dans une période de cinq ans, ce qui ressuscite le conflit; il arrive souvent que le déclencheur apparaisse comme conséquence non voulue de l’opération de paix et de l’accord de paix.
  • Les femmes et les opérations de paix
  • Les femmes jouent un rôle essentiel dans les opérations de paix complexes d’aujourd’hui, car ce sont elles et les enfants qui sont les plus affectés par un conflit. Ils sont victimes de viols et d’autres crimes violents. La nouvelle façon de mener la guerre et l’arrivée des acteurs extérieurs aux États qui ne respectent pas habituellement les codes de conduite internationaux en temps de guerre fait en sorte que beaucoup de gens impliqués dans les conflits modernes se sentent de plus en plus libres de violer et de piller. En termes de prévention, une meilleure formation des soldats du maintien de la paix et des intervenants policiers et humanitaires en zone de conflit est d’une importance critique.

    Au moment de conclure un accord de paix, le rôle des femmes est incontournable. Au sein de nombreuses cultures, les femmes sont le pivot de la société et les gardiennes de la famille : les exclure de la table de négociations signifie que leur rôle dans la (re)construction d’une société postérieure au conflit est marginalisé, voire complètement ignoré.

    L’enjeu des femmes dans les opérations de paix et d’aide humanitaire est d’une importance capitale pour le Centre Pearson pour le maintien de la paix (CPMP), car l’égalité des sexes est un préalable fondamental de toute opération de paix saine, équitable et durable.

  • Abus sexuels et violence perpétrés contre les femmes et les enfants
  • La protection des civils, y compris les femmes et les enfants, et la prévention de la violence sexuelle contre les femmes et les filles en temps de conflit et suite à un conflit est une préoccupation majeure des opérations de paix contemporaines. Les abus sexuels et la violence contre les femmes et les enfants servent régulièrement comme des armes.

    En l’an 2000, reconnaissant le rôle crucial que jouent les femmes dans la prévention et la résolution des conflits – et dans la consolidation de la paix postérieure aux conflits, l’ONU adoptait la résolution 1325 sur Les femmes, la paix et la sécurité. Comme suivi de cette résolution, l’ONU adoptait récemment la résolution 1820, touchant plus spécifiquement l’exploitation et l’abus sexuels. Les femmes et les filles sont particulièrement les cibles de la violence sexuelle, y compris comme tactique de guerre pour humilier, dominer, effrayer, disperser et(ou) relocaliser de force les membres civils d’une collectivité ou d’un groupe ethnique. La violence, l’intimidation et la discrimination, à leur tour, érodent la capacité et la légitimité des femmes de participer à la vie postérieure au conflit. À la lumière de cette réalité, il est impératif d’adopter en priorité des mesures de prévention appropriées, comme le déploiement préalable et la formation sur le terrain du personnel participant à ces opérations, et de traduire en justice les gens s’étant rendus coupables d’abus sexuels et de violence contre les femmes et les enfants.

  • Régions/Pays
  • Nous avons également plusieurs experts qui peuvent parler de régions ou de pays spécifiques, notamment, l’Afrique, l’Afghanistan et l’Amérique latine. 

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